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Quelles études supérieures après le baccalauréat ?

Université, BTS ou DUT, écoles de commerce, écoles d’ingénierie, classes préparatoires ou encore écoles spécialisées : de nombreuses portes s’ouvrent à vous après le baccalauréat. Il est très facile de se perdre dans toutes les filières d’étude disponibles. Pour vous orienter et vous aider à trouver celle qui correspond à votre profil, nous vous conseillons sur les classes préparatoires post-bac, les grandes écoles, mais aussi les diplômes universitaires.

Les classes préparatoires post-bac ou CPGE

Il est connu qu’après le baccalauréat général, la question d’intégrer une classe préparatoire aux grandes écoles se pose. Étiquetées comme réservées aux élèves les meilleurs à cause de leur environnement réputé strict et extrêmement studieux, selon le site spécialisé en études supérieures culture-de-lethe.com, l’atmosphère se serait quelque peu adoucie dans ces écoles, sans pour autant leur ôter leur prestige. Les CPGE consistent à former et préparer l’étudiant aux concours d’entrée aux grandes écoles telles que les écoles de commerce et d’ingénierie, Écoles Normales Supérieures, HEC, etc. pendant deux ans et sur sélection de dossiers. Pluridisciplinaires, les étudiants y développent leur culture générale pour faciliter leur accès aux grandes écoles. Trois filières découlent des CPGE :

  • scientifiques pour préparer aux ENS et écoles d’ingénieurs, de la Défense, agronomiques ou encore vétérinaires,
  • économiques et commerciales en vue des grandes écoles de commerce et de gestion. Les étudiants y suivent des formations en histoire, mathématiques, langues vivantes, connaissance générale et économie,
  • littéraires pour les concours d’entrée aux Écoles Normales Supérieures, Instituts d’Études Politiques, Lettres et Sciences Humaines dans les écoles de commerce.

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Pourquoi les prépas sont-elles alors une bonne idée ? Elles permettent aux étudiants qui n’auraient pas encore trouvé exactement leur voie de se décider sur leur projet professionnel au cours des deux années de formation. Elles sont également publiques en grande partie et donc présentent des coûts minimes comparés aux écoles post-bac. Le nombre restreint d’étudiants en CPGE permet également un encadrement beaucoup plus poussé afin de préparer au mieux les étudiants aux concours d’entrée dans leur école favorite.

Les grandes écoles et les écoles spécialisées

Les grandes écoles

Pour assurer une formation de haut niveau, les grandes écoles se distinguent par des recrutements extrêmement sélectifs, par voie de concours écrit et oral. En France, ce sont :

  • l’École Nationale d’Administration pour former les cadres de l’administration publique,
  • l’École Normale Supérieure pour former le corps enseignant,
  • l’École Polytechnique ou l’X est une prestigieuse école d’ingénieurs,
  • l’École des Hautes Etudes en Santé Publique pour former la recherche en santé publique,
  • Hautes Etudes Commerciales, spécialisée en commerce, entrepreneuriat et management.

Bien qu’onéreuses, les grandes écoles donnent tout pour la réussite de leurs étudiants : ambiance et encadrement poussés. Après le stress et le côté strict des cours préparatoires, l’ambiance est moins tendue, des comités en tout genre s’assurent de donner un environnement agréable aux étudiants. Ils y sont aidés jusqu’à l’insertion professionnelle et bénéficient du réseau d’entreprises de leurs écoles.

Les écoles spécialisées

Les écoles spécialisées se démarquent par leur cursus de 1 à 6 ans et leurs domaines d’action variés :

  • les écoles du social : destinées à former les assistants du service social et les éducateurs pour délivrer ensuite un diplôme d’État,
  • les écoles d’art : associées aux écoles d’architecture qui dispensent des formations au métier sur 5 ans, les écoles d’art forment les étudiants aux métiers du design, de la communication, de la publicité ou encore du graphisme, l’accès se fait par sélection de dossier ou de concours,
  • les écoles paramédicales : forment les infirmiers, les orthoptistes, les thérapeutes en tout genre et leur délivrent un diplôme d’État après une formation pouvant aller d’une année à 6 ans selon le métier,
  • les écoles de police et l’armée : pour devenir policier, il faudra passer un concours post-bac. Les formations des sous-officiers en armée durent un an environ après le baccalauréat, ainsi que le personnel soignant et paramédical terrestre, aérien ou maritime ainsi que la gendarmerie.

Un diplôme d’État à la sortie des écoles spécialisées c’est aussi une garantie de spécialisation. Comme les secteurs sont très spécifiques, vous avez une meilleure connaissance des réalités du terrain et êtes prêts à l’emploi directement.

Les diplômes

Chaque formation universitaire aboutit à une étape, valable dans tous les instituts, écoles, universités européennes appliquant le système LMD :

  • Bac +3 : licence
  • Bac +5 : master
  • Bac +8 : doctorat

La licence

La licence s’acquiert généralement après trois années d’études : L1, L2, L3. Elle permet d’accéder au master dans le cas de la licence générale. Si c’est une licence professionnelle, elle vise directement une insertion professionnelle après une spécialisation dans un domaine précis. Première étape du cursus universitaire, la licence existe quasiment dans toutes les disciplines et s’obtient après 6 semestres, à raison de 2 semestres par année universitaire. La spécialisation se fait d’année en année : la L1 est plus généraliste, la L2 est le début de la spécialisation et la L3 voit la finalisation du projet d’études. La licence correspond à 180 crédits européens.

Le master

2 ans après la licence et 5 ans après le bac, le master marque la spécialisation dans un domaine spécifique et l’entrée dans le monde professionnel. Il permet d’accéder à des postes clés et responsabilités, c’est l’équivalent d’un diplôme de grande école. Constitué de deux années auparavant distinctes (M1 et M2), mais aujourd’hui solidarisées, aujourd’hui l’accès au master se fait sur sélection de dossiers dès la première année (M1). Le master se fait en 4 semestres, soit 2 semestres par année universitaire et compte 120 crédits européens à valider.

Le doctorat

Après recherches dans un laboratoire doctoral, organisé par l’une des 270 écoles doctorales, sur un domaine bien spécifique, la rédaction sous forme de thèse et la soutenance de celle-ci devant un jury, le doctorat est obtenu. Il faut compter environ 4 ans après le master pour se voir couronné du diplôme au grade le plus élevé. Il incite à la réflexion sur un sujet très poussé. En France, chaque année, 9000 doctorants en moyenne obtiennent le titre de docteur.

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